Il existe une personne qui ne cesse de se dévouer pour nous et de se sacrifier pour notre propre être.
Combien s’est-elle affligée pour que nous soyons heureux !
Combien s’est-elle affamée pour que nous soyons rassasié !
Combien est-elle restée éveillée pour que nous dormions !
Combien a-t-elle supporté certaines difficultés pour que nous soyons tranquille !

Louange à Allah, celui qui a ordonné de faire le bien envers les parents et de leur adresser une parole respectueuse.
En effet, il est mentionné dans le Coran : « Adorez Allah et ne Lui donnez aucun associé. Agissez avec bonté envers (vos) père et mère, les proches, les orphelins, les pauvres, le proche voisin, le voisin lointain, le collègue et le voyageur, et les esclaves en votre possession, car Allah n'aime pas, en vérité, le présomptueux, l'arrogant. » Sourate4 v36.

Dans une autre Sourate, il a été dit : « Ton Seigneur a décrété : “n'adorez que Lui; et (marquez) de la bonté envers (les) père et mère : si l'un d'eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi; alors ne leur dis point : “Fi ! ” et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. » Sourate17 v23
Cher Frère, Chère Sœur, Méditons sur ces versets !

Pour appuyer notre analyse et la publication de cet article, je me suis basé sur le document de Mâzine At-Touwîjry intitulé « Le bon comportement envers la mère » et reste téléchargeable depuis ce lien.
Précisons, que nous avons remplacé les pronoms et les adjectifs par le « Je », le « Mon » ou le « Ma » afin que chacun de nous, puisse s’approprier ce rappel.

Lorsque nous sommes heureux, elle l’est aussi, et lorsque nous sommes tristes, elle l'est aussi. Son souhait est que je vive heureux, content, satisfait et agréé des autres. Cette personne est une personne faible qui donne sans rien demandé en retour, qui se dévoue sans attendre de remerciements. Cette personne n’est autre que ma noble Mère.

ndeye_seydinaaliouneDans le Coran nous avons ce beau verset « Nous avons enjoint à l'homme de la bonté envers ses père et mère : sa mère l'a péniblement porté et en a péniblement accouché; et sa gestation et sevrage durant trente mois; puis quand il atteint ses pleines forces et atteint quarante ans, il dit : “ô Seigneur ! Inspire-moi pour que je rende grâce au bienfait dont Tu m'as comblé ainsi qu'à mes père et mère, et pour que je fasse une bonne œuvre que Tu agrées... ». Sourate46 v15.

Maman, la plus belle de toute…

Ma vérité personnelle est que ma Mère à moi est la plus belle femme, ma Maman est semblable à une rose qui ne se fane jamais. Et d'aprés ces paroles d'enfant "Ma maman, pour les autres ce n'est peut-être pas la plus belle, mais quand on la regarde avec MES yeux, c'est elle la plus jolie".
Cher Frère, Chère Sœur, Ne serait-ce pas vrai !
"Ma maman est une maman comme toutes les mamans mais voilà c'est la mienne". [Mick Micheyl]

Moi Musulman - qu’Allah me préserve - Louange à Allah, celui qui a ordonné de faire le bien envers mes parents et de leur adresser une parole respectueuse.

maman_seydinaaliounePardonneur, elle l’est car « Une maman, c'est celle qui gronde mais qui pardonne tout. » [Jean Gastaldi]
Lorsque j'étais enfant et je me remémore de ma faiblesse. Et pourtant en écoutant cette Mère qui parle : "Lorsque le médecin m’informa que j'était enceinte.
Ô mon enfant, tu sais ! Les mères maîtrisent bien le sens de ce mot; c’est à la fois un mélange de joie et de bonheur, avec le début de la fatigue et les changements psychologiques et physiologiques".
Ainsi, Maman m'a porté dans son ventre durant neuf mois, subissant pour moi peine sur peine.

Elle me porta péniblement et accoucha dans la douleur. Et plus je me développais et plus elle s’affaiblissait. Je lui fis subir plus que ce qu’elle pouvait supporter et pourtant son corps était faible et son état fragilisé. Je lui ai fait veillée des nuits rien que pour moi, sacrifiée sa vie et son bonheur pour ma cause.

Malgré tout cela et le grand amour, l’affection et l’effusion de tendresse des parents envers leurs enfants... Ne suis-je pas témoin, et pire ne suis-je pas acteur sur tant de situations de désobéissance, d’ingratitude, de surprenantes méchancetés, de brutalités, de maltraitances, de mauvaises relations envers ces êtres, envers ma mère ?
Cher Frére, Chére Soeur ! Méditons sur le traitement de cet être...

Maman, ma première ou ma seule salariée…

yaye_seydinaaliouneEt pourtant, bébé que j'ai été, lorsque je grandissais, l'espoir de ma mère envers moi grandissait également. Toutes choses étaient possibles pour mon confort, même sa propre personne n’avait plus grande valeur. Elle considéra mon bonheur plus cher que les biens de cette vie, quand bien même ils lui auraient été entièrement proposés. Elle restait affamée pour me rassasier et restait éveillée pour que je dorme.

Sans doute les raisons pour lesquelles, Jean Gastaldi définit cette mère de la manière suivante : "Une maman, c'est la meilleure des infirmières, au talent de magicienne."
Ainsi, elle se consacra à mon service nuit et jour, elle a même été ma première ou ma seule salariée, qui a travaillé gratuitement pour moi.
La fête des mères est un prétexte, car on fête toute l'année sa maman. [Jean Gastaldi]

Cher Frére, Chére Soeur ! Réflechissons sur nos comportements envers nos Mères...
Il faut s'arrêter sur cette reflexion pour etayer et mieux méditer sur l'importance de notre comportement envers nos mères !

Maman, mon comportement envers cet être…

Car Ma mère, si je savais, détiens sur Moi un droit éternel ! Tout ce que j'ai fait pour elle est peu de chose en parallèle.
D’après Mou’âwiya As-Soulamy RTA qui a dit : « Je suis allé chez le Messager d’Allah PSL et je lui dis : - Ô Messager d’Allah PSL ! Je veux accomplir le djihad en ta compagnie en vue du Visage d’Allah et la demeure de l’au-delà. - Malheur à toi ! Ta mère est-elle toujours vivante ? Rétorqua t-il alors. - oui. Répondis-je. - Retourne près d’elle et sois bon envers elle. Dit-il ensuite.

Ensuite, je vins lui parler de l’autre coté, et je lui répétai :- Ô Messager d’Allah PSL ! Je veux accomplir le djihad en ta compagnie en vue du Visage d’Allah et la demeure de l’au-delà.- Malheur à toi ! Ta mère est-elle toujours vivante ? Rétorqua t-il alors.- oui, ô Messager d’Allah ! Répondis-je.- Retourne donc près d’elle et sois bon envers elle. Dit-il ensuite.

Enfin, je me tins face à lui pour lui parler, et je lui réitérai :- Ô Messager d’Allah PSL ! Je veux accomplir le djihad en ta compagnie en vue du Visage d’Allah et la demeure de l’au-delà.- Malheur à toi ! Ta mère est-elle toujours vivante ? Rétorqua t-il alors.- oui, ô Messager d’Allah ! Répondis-je.- Malheur à toi ! Agrippe-toi à ses pieds, c’est là que se trouve le paradis. Rétorqua t-il enfin. » Rapporté par Ahmad, An-Nassâï, et Ibn Mâjah

Ainsi nous comprenons dans ce hadith l'importance et la place de la Mère : « Agrippe-toi à ses pieds, c’est là que se trouve le paradis.»
Muhammad Ibn Al-Mounkadir a dit : « J’ai passé ma nuit à masser les pieds de ma mère, alors que mon frère Omar a passé la sienne en prière ; sa nuit ne me comblait pas autant que la mienne. » Ce dernier ne vient que renforcer l'importance et la place qu'occupe la Mère du musulman.

Dans son texte « Le bon comportement envers la mère », Mâzine At-Touwîjry y traite un passage important "La bonté est la vertu des pieux et la conduite des connaisseurs." Ainsi nous en retenons cette histoire : Ibn Al-Hassan At-Tamîmy RTA a voulu tuer un scorpion, mais ce dernier pénétra dans un trou. Il y introduisit ses doigts, à la suite le scorpion le piqua.On lui demanda le pourquoi de son geste, il répondit : « J’ai craint qu’il y ressorte et qu’il pique ma mère. »

Ce paradis, moi Musulman que je demande la plupart du temps dans mes prières, dans mes invocations « ...agrippe-toi donc aux pieds de ta mère, c’est là qu’il se trouve ».

D’après Abu Dardâ’ RTA qui a dit : « j’ai entendu le Messager d’Allah PSL dire : « le géniteur est la porte médiane du paradis. Si tu veux, égare cette porte ou bien préserve-la. » Rapporté par At-Tirmidhî.

Ibn ‘Abâss RTA a dit : « il n’est pas de musulman qui possède des parents musulmans et par qui, il espère la récompense d’Allah par le bon comportement, sans qu’Allah lui ouvre deux portes (c.-à-d. du paradis), et s’il lui reste un seul des deux parents, alors une porte lui sera ouverte. À l’inverse, s’il contrarie un de ses parents, Allah ne sera satisfait de lui que lorsque ce parent sera satisfait de lui. » On lui répliqua : « Ceci même si ses parents sont injustes (envers lui). » Il répondit : « Oui, même s’ils sont injustes. »

On nous a rapporté qu’Ibn Omar RTA vit un homme yéménite tourner autour de la maison (sacrée) portant sa mère sur son dos. Cet homme dit : « Je suis pour elle un doux chameau, si d’autres montures se fatiguent de ton poids, moi je ne m’en lasse pas. Allah est mon Seigneur, plein de majesté et il est le plus grand. Je l’ai portée plus qu’elle ne m’a porté. Trouves-tu, ô Ibn Omar, que je lui ai bien rendu (le bien qu’elle m’a donné) ? » Il répondit : « Non, même pas le moindre gémissement (que tu lui as fait subir) ! »
Le Saviez-vous ! Cher frère, Chère Soeur que la bonté envers nos mères expie les péchés...

Maman, une protection pour l’au-delà…

L’imam Ahmad RTA a dit : « être bon envers ses parents a pour conséquence l’expiation des grands péchés. »

Il a même été rapporté, qu'après avoir interrogé Ibn ‘Abbâss RTA au sujet d’un homme qui a tué sa femme. On lui demanda : « comment pouvait-il se repentir ? » Il répondit : « Si ses parents sont vivants, qu’il soit bon envers eux tant qu’ils sont encore en vie ; peut-être qu’Allah lui pardonnera. »

D’après Zaïd qui demanda à Hassan Al-Bassry : « Qu’en est-il de l’invocation des parents pour leur enfant ? » Il répondit : « c’est pour lui sa délivrance. » J’ajoutais : « Qu’en est-il si l’invocation des parents est contre leur enfant ? » Il répondit : « c’est pour lui son anéantissement. » c.-à-d. sa perte.

En somme, Mâzine At-Touwîjry nous dit que "Le droit de la mère sur son fils est énorme et de grande importance. L’enfant n’a pas à l’appeler par son prénom, mais il doit l’appeler par les noms qu’elle aime ou par son surnom.

« Ne t’assieds pas avant elle et ne marche pas devant elle. Lorsque tu l’enjoins à faire une chose, fais-le correctement sans la blesser. Parles-lui avec douceur, nourris-la lorsqu’elle a faim et empresses-toi de lui ramener toutes les bonnes choses qu’elle désire. Donnes-lui ce qu’elle souhaite avant même qu’elle ne le demande et informes-toi de ce qu’elle aime pour le lui apporter. Sois pour elle un servant obéissant. Obéis-lui tant que cela n’induit pas un péché. Ne la devance pas en mangeant ou en buvant. Ne tiens pas compte de ses fautes et ses faux pas. Ne t’enorgueillis pas face à elle, car tu étais à l’intérieur de ses entrailles et tu étais entre ses mains ».

En conclusion de cet article, je ne ferai que partager cette liste de devoirs à l'égard des parents que la DAARA Serigne Mor DIOP mentionne dans "la BROCHURE N°2 , de DAARA Serigne Mor DIOP, 2ème Edition : MARS 1999."

Du vivant des parents, voici nos devoirs :

  • les Nourrir (doundeul léén)
  • les Vêtir (wod léén)
  • les Aider dans leurs travaux (liguéyeul léén)
  • Répondre à leurs appels tout en se présentant à eux (wouyou ak tew)
  • les Suivre dans le bien (tope léén ci li neex yalla)
  • leur Parler avec égard et politesse (wax diou nooye)
  • Ne pas les Appeler par leurs noms
  • Ne pas Marcher devant eux sauf en cas de danger (boul tolook nioome)
  • leur Donner les mêmes choses que tu désires et cherches pour toi (li ngaye defal sa bop)
  • Ne pas leur donner ce que tu refuses pour toi (li nga bagnal sa bop)
  • Prier pour eux 5 fois /jour (niaanal léén).

A la mort des parents, voici nos devoirs :

  • Etre un fils droit, exemplaire (dome diou séél) condition d'acceptance de tes prières.
  • S'occuper de leurs parents proches (mbokou diéguénialé)
  • S'occuper de leurs amis (diokk ak térel séén kharit)
  • Prier pour eux (di léén di diégueloul 5 fois / jour)
  • Faire l'aumône en leur nom (sarakhal léén)
  • Préserver, entretenir les engagements souscrit par eux (weyel colleuré bou niou fass).

“ô Seigneur ! Inspire-moi pour que je rende grâce au bienfait dont Tu m'as comblé ainsi qu'à mes père et mère, et pour que je fasse une bonne œuvre que Tu agrées... »

 

Sources :
La BROCHURE N°2 de DAARA Serigne Mor DIOP, 2ème Edition : MARS 1999
[Le bon comportement envers la mère.
écrit par Mâzine At-Touwîjry, édité en 2007]
http://www.islamhouse.com/pr/1519